vendredi 27 mars 2020

Complexe

C'est complexe mais pas compliqué comme aimait à répéter un prof de psycho. C'est effectivement complexe d'avoir tout ce temps libre là maintenant et de ne pas se mettre en route pour faire toutes les choses qu'on se disait qu'on ferait si jamais on avait du temps. Quand le temps nous est compté, on est capable de faire un tas de choses et là on ne sait pas ou plus s'organiser. C'est une question de cadre, justement. La créativité ne peut s'exprimer que dans un cadre, sinon c'est le chaos.

lundi 23 mars 2020

En vie !

C'est le moment de faire enfin ce rangement : du placard dans lequel on fourre tout et rien au cas où, des fiches recettes, des vêtements, des boites plastiques qui dégringolent toujours quand on ouvre la porte du placard (sans compter les couvercles qui comme les chaussettes perdent leur paire). Mais la seule chose qui manque c'est l'envie !
L'envie est là, puisque nous sommes en vie ! Il faut juste discipliner les pensées qui parasitent le chemin vers la sérénité. Prendre le temps de retourner vers l'essentiel : le souffle, la vie, l'inspiration, l'expiration. Notre terre souffre étouffe et nos corps exprime cet étouffement. Revenir au simple, accueillir et se dire Je Suis En VIE !

jeudi 12 mars 2020

Une vie de choix

Une vie de choix, les bons comme les mauvais. Les décisions les plus importantes se prennent en une poignée de seconde. Le temps bascule, on entre dans une autre énergie où tout se met en oeuvre pour ce choix, même si, on le sait, on marchera encore dans la flaque, comme dans ce film où chaque jour est le même jusqu'au beau jour où enfin tout se révèle à soi. C'est un beau jour, le jour où on se réveille pour de bon. On pourrait dire le jour où on s'éveille, mais c'est peut être plus juste de dire que l'on se réveille, car on a été éveillé il y a longtemps mais on a oublié, donc là maintenant, c'est le réveil.
Et une vie de choix devient une vie choisie.

vendredi 6 mars 2020

Ce n'est qu'un malentendu

- Et bien justement si ce n'est qu'un malentendu, pourquoi tu reviens dessus sans arrêt depuis une heure ?
- Oui, tu as raison, c'est pas grave, là, voilà, on n'en parle plus !
- Ah bon, je préfère !
-...
-...
- Mouais, mais quand même, ça me reste dans la tête là, comme une araignée accrochée au plafond, je ne vois plus que ça.
- Ah, ben tu vois, que ce n'est pas qu'un malentendu ! Dis plutôt c'est un mal entendu, c'est grave et on en discute.

jeudi 5 mars 2020

Rien n'est acquis

Chaque jour, recommencer, car rien n'est acquis. Rien n'est à qui ?
A qui n'a rien, sinon cela se saurait et tout le monde le voudrait "ce tout" opposé au rien.
Donc recommencer chaque jour, comme si rien n'avait existé. Tiens le revoilà encore ce "rien". Je le tourne dans tous les sens et je rencontre "nier" et "rein".
C'est amusant, car quand on nie l'évidence, les reins ne vont pas bien. Comme quoi, on a du pain sur la planche !

mercredi 4 mars 2020

Pas tout à fait mort

C'est d'abord le regard qui interpelle ou plutôt l'absence de regard. Pourtant les yeux regardent quelque part, ailleurs mais pas ici. Ici c'est trop difficile, trop différent, trop loin de la vie.
Quand ils se lèvent parce qu'un bonjour les retirent de leur rêverie, on peut les voir, billes ou calots opaques effrités d'avoir tant roulés sur des visages. La main le poignet un bout de l'avant bras vêtu d'une peau si fine si dépliée si chavirée qu'on se demande comment elle a pu être jeune dodue désirée aimée cajolée. Le temps s'étire et se retire sur ces corps. Pas tout à fait mort, ils s'accrochent "J'attends mon fromage blanc", "vous êtes sûr qu'on est vendredi". Un mot, une parole de réconfort, une présence. Seul l'instant compte car tout à l'heure, rien ne restera de cette visite... pour eux.